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Réussir le PSD I : le piège n'est pas technique, il est organisationnel
Scrum ne définit aucune redevabilité d'architecte, et la conception revient aux Developers. C'est là que butent les développeurs venus d'organisations qui en emploient un.
Dans ce guide
- Le format, tel qu'il est publié
- La seule pondération publiée du catalogue
- Le piège central : l'anti-rôle
- Le format à travailler pour lui-même
- Les autres motifs de mauvaises réponses
- Se préparer en trois mouvements
- 1. Lire le Scrum Guide, malgré les apparences
- 2. Réviser les pratiques d'ingénierie telles que Scrum les voit
- 3. S'entraîner en anglais, sur le format exact
- Questions fréquentes
- Faut-il savoir coder pour passer le PSD I ?
- Le PSD I existe-t-il en français ?
- Y a-t-il un architecte dans une Scrum Team ?
- Combien de bonnes réponses faut-il ?
- Le PSD I expire-t-il ?
- À retenir
Un développeur qui prépare le PSD I révise les tests, l'intégration continue et la dette technique. Il a raison, c'est bien la matière dominante.
Puis il échoue sur les questions d'organisation.
Scrum ne définit que trois redevabilités : Product Owner, Scrum Master et Developers. Aucune ne s'appelle architecte, et la conception revient aux Developers, collectivement. C'est écrit dans le Scrum Guide.
C'est aussi ce qu'un développeur venu d'une organisation qui emploie un architecte a le plus de mal à admettre sous chronomètre.
Le format, tel qu'il est publié
Les chiffres viennent de la fiche officielle du PSD, vérifiés en septembre 2026.
- 80 questions en 60 minutes.
- Seuil de réussite : 85 %, soit douze erreurs au maximum.
- 200 dollars par tentative.
- Choix unique, choix multiple et vrai-faux.
Une différence avec les certifications de management : le PSD I n'existe qu'en anglais. Le PSM I et le PSPO I proposent aussi le japonais et le chinois simplifié. Ici, aucune alternative.
La seule pondération publiée du catalogue
Scrum.org ne chiffre presque jamais le poids de ses domaines d'examen. Le PSD fait exception, et c'est écrit sur sa page.
Environ 85 % des questions viennent du domaine « Developing & Delivering Products Professionally ». Il couvre le raffinement du backlog, la transversalité, le développement auto-géré, la conception, la programmation, la qualité et les tests. Les 15 % restants portent sur le cœur de Scrum.
Autrement dit, six questions sur sept relèvent de la pratique d'ingénierie telle que Scrum la conçoit. C'est une information rare, et elle dispense d'estimer à l'aveugle où placer son effort.
Trois thèmes dominent ce domaine : la qualité de code et les tests, l'architecture émergente, l'intégration continue. C'est là que se joue l'essentiel de l'épreuve.
Le piège central : l'anti-rôle
La règle vient du Scrum Guide, pas d'une statistique. Il décrit trois redevabilités et aucune n'est celle d'architecte. Une équipe transversale porte cette compétence sans la déléguer, tout au long du développement.
Le sujet se présente sous plusieurs angles, et c'est ce qui le rend redoutable. Qui décide de l'architecture. Qui en répond. Comment on garantit qu'elle reste saine. Et s'il faut un Sprint préparatoire pour la poser.
Quatre formulations, une seule réponse. Un candidat qui traite la première comme une question isolée refera l'erreur trois fois.
Le corollaire tombe dans la foulée. Il n'existe pas de Sprint 0, pas de phase de conception préalable, pas de semaine de stabilisation. Dès le premier Sprint, l'équipe vise un Increment utilisable.
L'outil légitime existe pourtant. Le spike est un travail de recherche borné dans le temps, inscrit au Product Backlog comme le reste. Il répond à une question, il ne construit pas une architecture à l'avance.
Un développeur venu d'une organisation qui emploie un architecte répondra selon son quotidien. C'est exactement ce que l'épreuve cherche.
Le format à travailler pour lui-même
Le PSD I recourt plus que les autres certifications aux questions à réponses multiples. La matière s'y prête : une liste de métriques ou de pratiques admet rarement une seule bonne réponse.
Et le nombre de bonnes réponses attendues n'est pas fixe. Selon les questions, l'énoncé demande les deux meilleures, les trois meilleures, les quatre meilleures, ou toutes celles qui s'appliquent. Un candidat qui cocherait deux cases par habitude perdrait des points sans s'en apercevoir.
Lisez le compte demandé à chaque fois. C'est un réflexe à installer avant le jour J, pas à découvrir dessus.
Les autres motifs de mauvaises réponses
Le cadrage négatif. Les énoncés demandent parfois ce qui n'est pas une métrique de qualité, ou quel document est le moins utile. La négation se lit vite et se perd aussi vite sous chronomètre.
Les items venus d'ailleurs. Certaines questions du test d'entraînement Developer apparaissent à l'identique dans ceux du Scrum Master et du Product Owner. Nous en avons repéré une présente dans trois tests différents. Les viviers de Scrum.org ne sont pas cloisonnés, ce qui veut dire que le cœur de Scrum se révise même pour une certification technique.
Le réflexe de gestion de projet. Il traverse toutes les certifications, et il prend ici la forme du chef technique qui tranche à la place de l'équipe. Nous l'avons décrit avec neuf autres pièges.
Se préparer en trois mouvements
1. Lire le Scrum Guide, malgré les apparences
Quinze pour cent des questions en viennent directement, et le reste s'y appuie. Les sections sur les Developers, sur la Definition of Done et sur l'Increment méritent une seconde lecture.
Les frontières de redevabilité tombent aussi ici, sous une forme technique. La répartition des décisions dans une Scrum Team vaut donc autant pour le PSD que pour le PSM.
2. Réviser les pratiques d'ingénierie telles que Scrum les voit
Qualité de code, développement piloté par les tests, intégration continue, refactoring, dette technique, raffinement du backlog. Ce sont les thèmes dominants.
Attention à la nuance qui sépare les deux mondes. Ces pratiques ont chacune une définition précise dans leur discipline d'origine, et l'examen les interroge à travers Scrum. La question n'est pas comment vous les mettez en œuvre, mais qui en porte la responsabilité et à quel moment.
3. S'entraîner en anglais, sur le format exact
Il n'y a pas de version française, donc pas de choix à faire. Le vocabulaire compte : cross-functional, emergent, technical debt, code coverage, refinement.
Reproduisez le format complet, 80 questions en 60 minutes, sans correction avant la fin. Forcez-vous à relire le compte demandé sur chaque question à réponses multiples. Visez trois passages consécutifs au-dessus de 85 % avant de réserver.
Questions fréquentes
Faut-il savoir coder pour passer le PSD I ?
L'examen ne teste aucun langage et ne demande pas d'écrire de code. Il porte sur les pratiques d'ingénierie et sur la façon dont Scrum les organise. Une expérience de développement aide à comprendre les énoncés, elle ne suffit pas à les traiter.
Le PSD I existe-t-il en français ?
Non, et contrairement au PSM I et au PSPO I, il n'existe pas non plus en japonais ni en chinois. L'anglais est la seule langue proposée. Si vous hésitiez entre plusieurs certifications, c'est un critère à intégrer.
Y a-t-il un architecte dans une Scrum Team ?
Non. Scrum définit trois redevabilités, Product Owner, Scrum Master et Developers, et aucune ne correspond à un architecte. La conception relève des Developers, collectivement et en continu. Le point se présente sous plusieurs formulations, ce qui multiplie les occasions de se tromper.
Combien de bonnes réponses faut-il ?
68 sur 80, le seuil étant fixé à 85 %. C'est le même seuil que les autres certifications de niveau fondation, et il laisse douze erreurs.
Le PSD I expire-t-il ?
Non. Scrum.org indique que ses certifications n'expirent pas et n'exigent aucun renouvellement, ni frais ultérieurs.
À retenir
- 80 questions, 60 minutes, 85 %, 200 dollars, et l'anglais pour seule langue.
- Scrum.org publie la pondération : environ 85 % d'ingénierie, 15 % de cœur Scrum. C'est la seule certification du catalogue où ce chiffre est donné.
- Qualité et tests, architecture émergente, intégration continue : les trois thèmes dominants du domaine d'ingénierie.
- Il n'y a pas d'architecte en Scrum, pas de Sprint 0, pas de phase de conception. Le spike est l'outil prévu pour lever une incertitude.
- Les questions à réponses multiples sont plus fréquentes ici qu'ailleurs, et le nombre attendu varie de deux à toutes.
- Le cadrage négatif revient : lisez « n'est pas » et « le moins » deux fois.
- Certains items circulent entre les tests d'entraînement, donc le cœur de Scrum se révise aussi.
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