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Réussir le PSK I : six erreurs autorisées, deux guides à connaître
45 questions au lieu de 80, et toujours 85 %. La marge tombe à six erreurs, sur une épreuve qui s'appuie sur deux guides officiels au lieu d'un.
Dans ce guide
- Le format, tel qu'il est publié
- Les deux domaines officiels
- Deux guides, et le second est court
- Le piège central : la redevabilité dépend de la portée
- Les familles de mauvaises réponses
- Ce que Scrum avec Kanban ne change pas
- Se préparer en trois mouvements
- 1. Lire le Kanban Guide for Scrum Teams, puis le relire
- 2. Travailler les métriques par leur usage, pas par leur formule
- 3. Réviser le cadre Scrum, malgré les apparences
- Questions fréquentes
- Combien de bonnes réponses faut-il pour le PSK I ?
- Faut-il déjà avoir le PSM I ?
- Le PSK I comporte-t-il des calculs ?
- Le PSK I existe-t-il en français ?
- Le PSK I expire-t-il ?
- À retenir
Le PSK I ne compte que 45 questions, et le seuil reste à 85 %.
Faites le calcul : il faut 39 bonnes réponses. Six erreurs, pas une de plus. C'est la moitié de la marge du PSM I, sur une épreuve qui s'appuie sur deux guides officiels au lieu d'un.
Cette arithmétique change la préparation. Sur 80 questions, une lecture trop rapide se rattrape. Sur 45, chaque inattention pèse deux fois plus lourd.
Le format, tel qu'il est publié
Les chiffres viennent de la fiche officielle du PSK, vérifiés en septembre 2026.
- 45 questions en 60 minutes, soit 80 secondes par question.
- Seuil de réussite : 85 %, donc 39 bonnes réponses.
- 200 dollars par tentative.
- Choix unique, choix multiple et vrai-faux.
- Anglais uniquement, comme le PSD I.
Vous disposez de presque deux fois plus de temps par question qu'au PSM I. Ce n'est pas un cadeau, c'est la contrepartie d'énoncés plus longs, souvent des scénarios à interpréter.
Les deux domaines officiels
Scrum.org publie ce que l'épreuve couvre, et la liste est courte.
Comprendre et appliquer le cadre Scrum, sous un angle précis. Comment Scrum et Kanban se combinent pour un bénéfice accru, sans compromettre les fondements ni de l'un ni de l'autre.
Les pratiques complémentaires, en deux volets. Les pratiques Kanban telles que le Kanban Guide for Scrum Teams les décrit, et les métriques de flux avec leur usage.
Remarquez ce qui n'y figure pas. Ni facilitation, ni coaching, ni vision produit, ni stratégie. Le PSK I ne teste ni la posture ni la gestion de produit, contrairement au PSM I et au PSPO I.
En revanche, il suppose que le cadre Scrum est acquis. Ce n'est pas une certification de découverte.
Deux guides, et le second est court
C'est la particularité de cette épreuve. Elle repose sur le Scrum Guide et sur le Kanban Guide for Scrum Teams, un texte bref publié en 2021.
Le second se lit en une soirée. Ne vous fiez pas à sa longueur. Presque chaque phrase y est testable, et les questions portent sur des nuances de portée plutôt que sur des définitions.
Retenez les quatre métriques de flux qu'il définit, parce qu'elles reviennent constamment.
- Le Work in Progress, nombre d'items commencés et non finis.
- Le Cycle Time, temps écoulé entre le début et la fin d'un item.
- Le Work Item Age, temps écoulé depuis le début d'un item encore en cours.
- Le Throughput, nombre d'items finis par unité de temps.
La distinction entre les deux du milieu est la plus rentable à travailler. Le Cycle Time ne se connaît qu'une fois l'item terminé : il décrit le passé et ne prévient de rien. Le Work Item Age se mesure pendant que l'item avance, donc il alerte avant que le mal soit fait.
Le piège central : la redevabilité dépend de la portée
Voici la nuance la plus coûteuse de l'épreuve, et elle se joue sur quelques mots.
La Definition of Workflow est la compréhension partagée des politiques que l'équipe applique. Qui la définit ? La réponse dépend de ce qu'elle couvre.
Un workflow limité au Sprint Backlog relève des Developers. Eux seuls décident comment transformer le Sprint Backlog en Increment, et cette prérogative ne se partage pas.
Un workflow qui dépasse le Sprint relève de la Scrum Team entière, par les rôles pertinents en son sein.
Dans les deux cas, personne d'extérieur à l'équipe ne dicte sa Definition of Workflow.
Nous connaissons le coût de cette nuance. Notre propre fiche l'avait perdue, en attribuant la Definition of Workflow à la Scrum Team dans tous les cas. Un candidat qui s'y serait fié aurait répondu faux. Elle est corrigée depuis, contre le texte du Kanban Guide.
Les familles de mauvaises réponses
Le mot de portée. C'est le motif dominant. Le piège tient à « seulement », « toujours », « doit », ou à une inversion de cause à effet. Presque jamais à un détail obscur. Beaucoup de questions sont des affirmations à évaluer, où un seul adverbe fait basculer la réponse.
La bonne pratique mal attribuée. Le distracteur cite un outil Kanban parfaitement réel, rattaché au mauvais événement. Ou une métrique juste, appliquée au mauvais moment du cycle de vie de l'item. Connaître l'outil ne suffit pas, il faut savoir où il se branche.
L'usage secondaire présenté comme principal. Une affirmation attribue à une métrique un rôle plausible mais annexe. La question ne porte pas sur ce que la métrique peut faire, mais sur ce à quoi elle sert d'abord.
La question miroir. La même idée est testée deux fois avec des verbes opposés. Kanban « retire »-t-il des éléments à Scrum ? Non. Kanban « ajoute »-t-il quelque chose ? Oui. Lire vite fait manquer l'inversion.
Le dilemme de discipline. Un item urgent dépasse la limite de WIP, que faire ? La réponse attendue préserve la transparence : on rend l'exception visible plutôt que de modifier une politique en silence.
Ce que Scrum avec Kanban ne change pas
C'est le point que l'épreuve vérifie le plus souvent, sous des formes variées.
Ajouter Kanban ne supprime aucun événement, aucun artefact, aucune redevabilité. Le Sprint reste le conteneur, la Sprint Review a lieu, le Product Owner reste redevable de la valeur. Les pratiques de flux s'ajoutent et enrichissent, elles ne remplacent rien.
Un candidat venu d'une équipe Kanban pure répondra parfois que tel événement devient inutile. C'est toujours faux dans le cadre de cette certification.
Se préparer en trois mouvements
1. Lire le Kanban Guide for Scrum Teams, puis le relire
Il est court, et c'est un piège. Lisez-le une première fois pour la vue d'ensemble, puis une seconde en vous arrêtant sur chaque verbe de portée. « Peut », « doit », « au minimum » : ce sont ces mots que l'examen teste.
2. Travailler les métriques par leur usage, pas par leur formule
Les métriques se testent sur leur sens et sur la décision qu'elles déclenchent. Pour chacune, sachez répondre à deux questions. Qu'est-ce qu'elle mesure exactement, et qu'est-ce que je fais quand elle bouge ?
La loi de Little sert de fil. À débit donné, plus on travaille de choses en parallèle, plus il faut de temps pour les finir. La première action face à des cycle times trop longs est donc de baisser le WIP.
3. Réviser le cadre Scrum, malgré les apparences
Le premier domaine officiel porte sur la combinaison des deux, ce qui suppose de connaître les deux. Les questions de rôle reviennent souvent, et la bonne réponse renvoie à l'équipe ou aux rôles pertinents, jamais au Scrum Master ni au management.
La répartition des décisions dans une Scrum Team vaut donc ici comme ailleurs.
Questions fréquentes
Combien de bonnes réponses faut-il pour le PSK I ?
39 sur 45, puisque le seuil est de 85 %. La marge est de six erreurs, soit la moitié de celle des certifications à 80 questions.
Faut-il déjà avoir le PSM I ?
Aucune certification n'est exigée, et Scrum.org ne pose pas de prérequis. Mais l'épreuve teste la combinaison de Scrum et de Kanban, ce qui suppose que le cadre soit acquis. La préparer sans maîtriser Scrum revient à apprendre deux choses à la fois.
Le PSK I comporte-t-il des calculs ?
Les métriques y sont interrogées sur leur sens et sur la décision qu'elles appellent. La loi de Little compte pour sa conséquence pratique : baisser le WIP raccourcit les cycle times. C'est la compréhension du rapport qui est testée, pas votre arithmétique.
Le PSK I existe-t-il en français ?
Non, l'anglais est la seule langue proposée, comme pour le PSD I. Le Kanban Guide for Scrum Teams se lit également en anglais, et son vocabulaire est celui des énoncés.
Le PSK I expire-t-il ?
Non. Scrum.org indique que ses certifications n'expirent pas et n'exigent aucun renouvellement, ni frais ultérieurs.
À retenir
- 45 questions, 60 minutes, 85 % : il faut 39 bonnes réponses, donc six erreurs au maximum.
- Deux guides officiels, le Scrum Guide et le Kanban Guide for Scrum Teams.
- Deux domaines seulement : la combinaison des deux cadres, et les pratiques complémentaires avec leurs métriques.
- La redevabilité de la Definition of Workflow dépend de sa portée. Limitée au Sprint Backlog, elle revient aux Developers ; au-delà, à la Scrum Team.
- Cycle Time regarde en arrière, Work Item Age alerte pendant que l'item avance.
- Les pièges portent sur des mots de portée et sur l'attribution d'un outil, rarement sur une définition.
- Kanban n'enlève rien à Scrum. Aucun événement, aucun artefact, aucune redevabilité ne disparaît.
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